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Sam se noyant / ceux qui errent [Exposition]
Sam se noyant / ceux qui errent [Exposition]

dim. 11 mai

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ACERMA

Sam se noyant / ceux qui errent [Exposition]

Au fil des années, manifester est devenu de plus en plus dangereux et violent, afin de décourager les manifestant.es. Qu’avons nous pour les protéger? La série montre les choix vestimentaires, pratiques et identitaires, de ceux et celles qui habitent les rues.

Heure et lieu

11 mai 2025, 15:00 – 17:20

ACERMA, 22 Quai de la Loire, 75019 Paris, France

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Synopsis

Les manifestations, bien qu’étant des lieux de défense des droits et une voie légale d’expression populaire en France, sont aussi des lieux de résistance et d’affrontement. Au fil des années, manifester est devenu de plus en plus dangereux et violent, afin de décourager les manifestant.es. Ces lieux de contestation du pouvoir, de remise en cause des privilèges et surtout de revendications des droits fondamentaux nécessitent dorénavant une stratégie de défense, de protection. Les corps sont mis à mal, maltraités, éborgnés, molestés.

La communication entre manifestant.es et forces de « l’ordre » ne passe pas toujours. Les gaz lacrymogènes succèdent alors assez rapidement à la parole.

Une technique bien connue pour enlever ou diminuer les irritations dues aux gaz lacrymogènes est d’utiliser du Maalox, un médicament contre les maux d’estomac, en proportions égales avec de l’eau. Ici, Sam s’en est imbibé un t-shirt. L’eau alourdissant le tissu, il respire péniblement, et rejoue à mes yeux une scène de water boarding, une technique de torture toujours utilisée dans certains pays lors d’interrogatoires. Il s’agit d’immobiliser la personne, de placer un linge sur sa tête et de faire couler sur ce linge couvrant nez et bouche de l’eau, afin de simuler une noyade.

Qu’avons nous pour nous protéger?

Ceux qui errent montre les choix vestimentaires, pratiques et identitaires, de ceux et celles qui habitent les rues. Le vêtement lutte par les couleurs, les plis, la manière de se fixer, de cacher. Il parle pour nous et porte nos voix.



Présentation d'Aurélie Jouanen

Aurélie Jouanen

Née en 1996 à Alès (Gard, France), vit et travaille à Reims (Marne, France) et Paris (France).


Ma pratique artistique prend racine dans mes premières expériences de vie, à savoir la vie en milieu rural. Dans ces zones abandonnées, désertées des politiques et des populations, uniquement perçues comme utilitaires pour la production. De cette période, je retiens surtout les abattoirs (il faut dire que je suis fille de vétérinaires), et l’ennui.

Chacune de mes pièces se charge de situations personnellement vécues, principalement tirées du monde de l’enfance, impitoyable et souvent bien plus violent que ce que l’on pourrait penser. C’est un monde dépourvu de honte et qui ne connaît pas de limite à

l’action. Tout doit être testé. Cela m’amène à aborder des sujets comme la violence,

la contrainte, dans les rapports sociaux ou les déplacements, plus ou moins forcés.

Ce qui m’intéresse, c’est d’apporter des constats et de révéler au mieux la capacité de l’humain à transformer tout ce qu’il touche. À le dominer, et l’exploiter.

Les corps en ressortent usés, dépossédés, vides. Ils sont contraints, de même que les maigres déplacements qu’ils tentent d’effectuer au mieux.

Je pourrais peut-être parler de production limitrophe, au sens stricte, c’est à dire « qui nourrit la limite ».

Outre la violence, le déplacement et la frontière sont des sujets récurrents dans ma pratique. Ces déplacements qui au lieu d’être en mouvement, stagnent ; au lieu de franchir les frontières, les habitent. Mes pièces sont assez inertes et muettes. Elles résident dans le silence et appellent à la considération, que j’entrevoie comme un soin par le regard. Mon travail garde un rapport instinctif souvent résumé en une action qui prend la forme d’un défi. La moquerie ou le cynisme me permettent d’être plus incisive, notamment dans les rapports de pouvoir que je viens articuler dans mes performances ou mes installations. La performance me permet un impact particulier puisqu’elle engage directement le corps, sans artifice ni duperie. Qu’elles y soient rejouées ou dénoncées, les relations de subordinations deviennent le médium presque physique de mes pièces. La coercition illustre notre rapport au monde et la violence faite aux corps se retrouvant pris dans des parcours qu’ils ne maîtrisent pas. Les matériaux que je mets au service de mon discours sont choisis méticuleusement en fonction de leur histoire et de leur potentiel discursif, ce qui les rend assez variés.

L’utilisation de l’acier, du plomb et du plâtre demeure une constante, tout comme le silence qui asphyxie. Je privilégie les matières délaissées, toxiques, industrielles comme marqueurs sociaux. J’utilise aussi des corps d’animaux que je trouve au gré de mes balades. Leur rareté conditionne le temps d’élaboration de mes œuvres. Cet éco-système de matériaux qui confronte le pérenne et le presque-plus me permet de rejouer l’équilibre très menacé des parcours déracinés, notamment le mien, qui évoluent dans une société ne garantissant nullement une place pour chacun.e.


Crédits

photos CEUX QUI ERRENT par Mattéo Pereira


La suivre

Instagram :@aureliejouanen

Linktr.ee : linktr.ee/aurelie.jouanen

Facebook : Aurélie Jouanen

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